Dix-neuf mille watts, sans limiteur : le système de son du Stereo

IL ÉTAIT UNE FOIS · 03

On vend le matériel. À six coins de rue d'ici, quelqu'un a un jour bâti la salle qui a fixé la barre pour tout ça — et a refusé, par principe, d'y mettre un limiteur.

Le premier texte de cette série restait dans notre propre bâtiment : le Playground, le Groove Society et le Parking, trois clubs au 1288–1296 Atateken. Mais un nom de cette histoire revient ailleurs. Mark Anthony — le DJ qui jouait dans le sous-sol du Playground au lever du soleil — était aussi le contact montréalais d'un producteur new-yorkais nommé Angel Moraes. En octobre 1998, cette connexion a ouvert une salle sur Sainte-Catherine Est qui allait être élue cinquième meilleur club de danse au monde.

La salle

Les portes du 858, rue Sainte-Catherine Est — l'entrée du Stereo
858, Sainte-Catherine Est. Photo tirée des archives de Craig « Shorty » Bernabeu, SBS Designs, qui a reconstruit le système à l'intérieur.

Le Stereo ouvre au 858, rue Sainte-Catherine Est, dans ce qui avait été le Théâtre Université et ses 591 sièges. Moraes le bâtit sur un modèle assumé : le Paradise Garage. Pas l'esthétique — les priorités. Une salle où le système de son est la raison d'être, et où tout le reste s'organise autour.

Ça allait plus loin que les haut-parleurs. La description que le club fait lui-même du bâtiment mentionne des murs de trois pieds d'épaisseur pour isoler le son, et un plancher de danse monté sur amortisseurs pour réduire la fatigue — parce que les gens allaient rester debout dessus pendant huit heures.

Ça marche immédiatement. En 1999, le magazine Muzik classe le Stereo cinquième meilleur club de danse au monde — seule salle nord-américaine du top dix. David Morales en devient plus tard copropriétaire et résident de longue date; une annonce de 1999 présente sa résidence comme la toute première hors de New York. Frankie Knuckles l'appelait « La Mecque… la terre mère ».

Morales, sur la façon dont il a atterri là :

Quand Angel a construit le Stereo et m'a demandé de venir jouer, il m'a dit : « Je ne peux pas te payer ce que tu as l'habitude de recevoir »… Je voulais y jouer une fois par mois pour rien.
David Morales contre Angel Moraes, veille du Nouvel An 2002 — celui qui a bâti le système et celui qui allait le reconstruire, la même nuit. Mis en ligne par Caleb Bacon.

Le système de 2003

En février 2003, Morales confie à Craig « Shorty » Bernabeu, de SBS Designs, la refonte du système. Les travaux s'étirent jusqu'à la fin de 2004 et coûtent « bien au-delà de six chiffres ». Le système sera retouché à répétition pendant les cinq années suivantes — la salle n'a jamais été terminée, seulement à jour.

Une des six piles de haut-parleurs de quatorze pieds construites pour le Stereo par SBS Designs
Une des six piles. Photo : Craig « Shorty » Bernabeu / SBS Designs.

Ce qui est installé : six piles de quatorze pieds de haut.

De haut en bas, chaque pile portait un pavillon à lentille acoustique JBL 2395, un tweeter à fente JBL 2405, deux caissons à pavillon frontal SBS SH 112, deux scoops à charge arrière double 15″ et, au sol, un pavillon Levan construit par Steve Dash. Amplification Bryston, BGW et Crown. Total : 19 000 watts.

Le chiffre est plus petit que ce que les gens imaginent, et Bernabeu explique pourquoi sans détour :

Soixante-dix mille watts, c'est pour Britney Spears au Meadowlands, pas pour un nightclub.

Le détail qui compte

Voici ce qui sépare le Stereo de presque toutes les grandes salles construites depuis : pas de DSP. Pas de zonage. Pas de compresseur. Pas de limiteur. Des préamplis Ashly, et rien entre le signal et les haut-parleurs pour décider de ce que la salle pouvait ou ne pouvait pas faire. Le seul équipement numérique du bâtiment : deux CDJ-1000.

Si vous n'avez connu que des systèmes de club modernes, c'est difficile à imaginer. À peu près toutes les salles d'aujourd'hui sont protégées — traitées, limitées, maintenues dans une enveloppe. Il y a de bonnes raisons à ça : ça sauve les haut-parleurs et ça évite les poursuites. Mais ça veut aussi dire que le système prend une décision à votre place, plusieurs milliers de fois par seconde. Le Stereo, lui, ne le faisait pas. La responsabilité restait entre les mains de la personne à la console.

La filiation était délibérée. Richard Long a construit le système du Paradise Garage ; Frankie Knuckles a appris le son auprès de lui, aux côtés de Larry Levan. Le pavillon au bas de chaque pile portait le nom de Levan. Une salle montréalaise de 2004 qui cite une salle new-yorkaise de 1977, en matériel.

Ce que ça donnait

À la mort de Frankie Knuckles, en mars 2014, le club a mis en ligne l'enregistrement inédit d'un de ses sets dans la salle. Il a été écouté près de cinquante mille fois.

Mis en ligne par le Stereo au lendemain de la mort de Knuckles, le 1er avril 2014.

Un enregistrement ne rend qu’une partie de la chose, et ici moins qu’ailleurs : une salle bâtie pour ne rien compresser est précisément celle qu’un enregistrement aplatit. Ce qui résiste mieux, c’est ce qu’en ont dit ceux qui y ont joué.

Morales, sur sa première fois dans la salle :

Quand je suis enfin venu jouer, ça m’a ramené à des jours plus simples. C’était brut, avec beaucoup de caractère et de charisme, ça m’a rappelé le Garage et le Loft.

Ce n’est pas un compliment de politesse, c’est un compliment précis. Le Garage et le Loft sont les deux salles new-yorkaises dont descend toute cette lignée, et un résident de cette lignée dit qu’un entrepôt de la rue Sainte-Catherine Est s’en est approché. Il a résumé la sensation ailleurs : « On a vraiment l’impression d’être dans le loft de quelqu’un, et c’est ça le concept, au fond. »

L’autre chose qui revenait dans la bouche des DJ, c’est l’entretien — une vertu ennuyeuse, jusqu’à ce qu’on se retrouve devant un bon système dont personne ne s’occupe. Knuckles, sur la façon dont la salle était tenue :

Ce qui brise ne reste pas brisé.

Mais la meilleure preuve qu’il se passait là quelque chose d’inhabituel, c’est un accident. À un moment, un DJ de passage a fait jouer du Bach devant une piste pleine — huit cents personnes. Bernabeu :

On penserait qu’un enregistrement comme celui-là, dans une salle pleine, serait insupportable, parce que c’est tout en médiums… mais c’était en fait très agréable à l’oreille. C’est un système très polyvalent.

Un système de danse sans limiteur, bâti pour frapper comme un camion, capable aussi de tenir huit cents personnes immobiles sur du Bach. C’est l’argument de toute la démarche, fait par accident, un soir où personne ne l’avait prévu.

Pourquoi il n'existe presque aucune image de tout ça

On est allés chercher des images de cette salle et on est revenus avec presque rien. Ce n'est pas un hasard — le Stereo a appliqué une politique sans caméras pendant l'essentiel de son existence, et ça a fonctionné. Il n'y a aucune vidéo des incendies. Il n'y a pratiquement aucune vidéo des piles. Ce qui existe est surtout de l'audio avec une image fixe par-dessus.

Les images intérieures les plus claires qu'on ait trouvées durent quelques secondes, et la personne qui les a filmées dit elle-même qu'elle contournait la règle :

Mis en ligne par Soul Button, qui précise qu'il déjouait l'interdiction des téléphones.

Un club qui met six chiffres dans un système de son puis interdit les caméras qui en auraient fait la publicité, c'est, à sa manière, tout l'argument de ce texte.

Les flyers

Ce qui survit, c'est le papier :

Flyer de David Morales et Frankie Knuckles au Stereo, cinquième anniversaire, 29 novembre 2003
David Morales + Frankie Knuckles, cinquième anniversaire · 29 novembre 2003
Flyer de Frankie Knuckles au Stereo, 21 mai 2005
Frankie Knuckles · 21 mai 2005
Flyer de Danny Tenaglia au Stereo, 20 septembre 2003
Danny Tenaglia · 20 septembre 2003
Flyer de David Morales au Stereo, 26 juin 2004
David Morales · 26 juin 2004
Flyer du sixième anniversaire du Stereo, 27 novembre 2004
Sixième anniversaire · 27 novembre 2004
Flyer de Mickey Finn au Stereo, 9 août 2001 — le plus ancien flyer du Stereo dans les archives
Mickey Finn · 9 août 2001 — le plus ancien flyer du Stereo que quelqu'un ait gardé

Numérisés et préservés par les membres de Rave.ca. Cliquez sur un flyer pour voir sa fiche d'origine. Rien ne subsiste des années d'ouverture, 1998–1999 — ces soirées n'existent dans les archives que sous forme de texte. Si vous en avez un, on aimerait beaucoup le voir.

Les incendies

En juillet 2008, un incendie ravage la salle — environ 500 000 $ de dommages, fermée plus d'un an. Un deuxième incendie survient aux petites heures du mardi 1er septembre 2009 ; la police y trouve des accélérants. Il fait avorter une réouverture prévue sur cinq jours pour la fête du Travail, avec Roger Sanchez, Sharam et Angel Moraes.

Bernard Plante, de la SDC du Village, résumait alors : « C'était la réponse de notre ville au Studio 54. »

L'incendie de 2008 a emporté le système que cet article vient de décrire sur la moitié de sa longueur — sans toutefois, on va le voir, en détruire chaque morceau. Ce qui est remonté dans la salle un an plus tard ne serait pas le montage de Bernabeu tel qu'il l'avait laissé.

Le copropriétaire du club, au micro de CBC le jour où la police a confirmé que le deuxième incendie était criminel, sonnait moins comme un homme d'affaires que comme quelqu'un à bout :

Honnêtement, je ne sais pas ce que c'est. Ça pourrait être n'importe quoi, mais je veux juste que ça arrête. On veut donner de la musique aux gens, on veut leur donner un bon endroit où être, et on a vraiment de la difficulté à le faire.

Tommy Piscardelli

C'était Tommy Piscardelli, et c'est grâce à lui qu'il reste une salle dont on peut parler.

Moraes a construit le Stereo et lui a donné son argument. Piscardelli en est le copropriétaire aux côtés de Mike Rein, qui a commencé comme son gérant de nuit dans les années 1990 et est revenu à la réouverture comme associé. Leur partage des rôles est, pour ce qui nous occupe, tout le propos : Rein s'occupe de l'administration, Piscardelli s'occupe du son. Il a été le visage public du club à travers chaque crise de son histoire : deux incendies criminels en quatorze mois, un an et demi de noirceur, la réouverture, puis une pandémie qui a fermé le plancher de danse pendant près de deux ans. Angel Moraes est mort le 27 février 2021, à 55 ans. La salle a survécu à son fondateur parce que quelqu'un d'autre a continué à payer pour elle.

Sous Piscardelli, le club a tenu le modèle qui le rend étrange : pas d'alcool, pas de caméras, un permis d'after-hours, et le système de son comme unique raison d'être. L'absence de bar n'est pas une excentricité. C'est ce qui permet à la salle de sonner encore comme elle-même à huit heures du matin, parce qu'on n'y vend rien d'autre que la musique.

Si vous lisez cette série dans l'ordre, c'est l'inverse exact du point de départ de l'after-hours montréalais. Le Lime Light a inventé le format en 1973 avec un permis d'alcool qui courait trois heures après la fermeture normale. Le Stereo fait le pari contraire — ne vendre aucun alcool, et rester ouvert après tout le monde.

Il l'a aussi défendu publiquement. En octobre 2021, alors que le Québec interdisait toujours de danser dans les salles licenciées pendant que dix-sept mille personnes chantaient sans masque au Centre Bell, Piscardelli a porté la contradiction sur la place publique :

Ils ne seraient pas en train de crier, de hurler, de perdre la tête. Ils seraient en train de danser.

Quelques jours plus tard, une foule dansait sur le mont Royal pour faire valoir le point en personne. L'interdiction est tombée. Et en 2017, en plein milieu de tout ça, DJ Mag nommait le Stereo meilleur club en Amérique du Nord — un prix pour un système que Bernabeu n'a pas construit, monté par celui à qui la salle appartient avec ce qui restait du sien.

Le système qui s'y trouve aujourd'hui

C'est la partie que presque rien de ce qui s'écrit sur le Stereo ne vous dira, et c'est la raison d'être de cette section. Cherchez le système de son du club aujourd'hui et vous obtiendrez la liste ci-dessus — les pavillons JBL, le pavillon Levan, les dix-neuf mille watts — reproduite au présent d'un site à l'autre. Presque tout vient, en bout de ligne, de ce seul reportage de Club Systems International de février 2005.

Ce système, tel que Bernabeu l'avait spécifié, n'est pas ce qui se trouve dans la salle. Il a été installé en 2003, retouché à répétition pendant les cinq années suivantes, et n'a pas traversé 2008 intact.

Ce qui a rouvert en 2009, c'est le système de Piscardelli, construit par lui — et, selon ses propres mots, construit en partie avec ce qui restait de l'ancien :

On a construit le système de son à partir du système d'origine, avec la technologie d'aujourd'hui, en fusionnant les deux pour obtenir un système plus polyvalent, moins problématique et plus facile à contrôler selon les supports que les artistes utilisent.

Donc : ni page blanche, ni restauration. Une greffe — l'ossature survivante du montage de 2004, recâblée autour de ce qu'on branche réellement dans une cabine aujourd'hui. Et sa raison est la chose la plus pratique que quiconque ait dite sur cette salle :

Avant, tout le monde jouait du vinyle, alors c'était facile de construire un système de son, un système qui sonnait bien pour le vinyle. Aujourd'hui, une semaine ils ont du vinyle, la semaine suivante des CD, la semaine d'après des clés USB, la semaine d'après ils jouent sur leur ordinateur. Ça sonne incroyablement différent.

C'est la réponse honnête à la question de savoir pourquoi un montage puriste de 2004 ne pouvait pas simplement être remis tel quel. Il était réglé pour un seul format. La cabine a cessé d'être un seul format.

Puis la phrase qui fait de lui un gardien plutôt qu'un propriétaire :

C'est ma job, chaque semaine, d'accorder le système de son pour l'artiste qui s'en vient.

Chaque semaine, pour chaque artiste — ce qui n'est possible que si le système est le vôtre et que vous êtes de toute façon dans le bâtiment. Arrêtons-nous là-dessus, parce que ça renverse tout ce qui précède. Le système de 2003 était une commande : un spécialiste réputé venu de l'extérieur, un budget à six chiffres, deux ans de travaux, un reportage de magazine au bout. Ce qui l'a remplacé est construit et réaccordé par l'homme à qui la salle appartient, à l'oreille, sur un cycle hebdomadaire. Personne ne prend l'avion. Personne n'en fait un article.

Il a aussi rebâti la salle autour. Le bâtiment de 1998 avait déjà des murs de trois pieds ; ce qui a été fait après l'incendie est allé plus loin :

Je me suis concentré à bâtir ce que j'avais toujours voulu que le Stereo soit : une salle avec une autre salle à l'intérieur. Entre les deux, il y a six pieds de matériau qui écrase le son, qui l'absorbe, pour donner la qualité qu'on entend quand on est au club.

Six pieds d'absorption entre deux coques — et la raison est du pur Montréal 2009. Le Village se remplissait de condos, et un club qui laisse fuir ses basses dans une tour neuve ne garde pas son permis très longtemps. Le traitement acoustique qui fait sonner la salle est aussi ce qui la garde ouverte. DJ Mag a relevé la même construction salle-dans-une-salle en profilant le club en 2019.

Ce qui, si vous avez suivi, rapproche le Stereo du point de départ de cette tradition bien plus que ne l'a jamais fait sa version célèbre. Richard Long n'a pas vendu un système au Paradise Garage pour ensuite disparaître — il l'a construit, puis il se présentait à trois heures du matin pour rebobiner les haut-parleurs. Un système construit et entretenu par quelqu'un qui doit se tenir dans la salle chaque fin de semaine n'est pas le même objet qu'un système livré par camion. Il se règle à cette salle, à l'oreille, indéfiniment, par la seule personne qui entend quand ça sonne mal et qui devra vivre avec si elle ne le corrige pas.

La continuité tient donc à la philosophie plutôt qu'au matériel — la même insistance sur une salle où le son est la raison d'être venu, dans un club sans bar pour le subventionner et sans caméras pour en faire la publicité. Ce qui a changé, c'est que celui qui porte cet argument est aussi, maintenant, celui qui tient le fer à souder.

On préférerait toujours publier la fiche technique plutôt que tourner autour. Tommy : si un jour vous voulez que ce montage soit écrit comme il faut — ce qu'il y a dans les piles, ce qui les alimente, ce que vous avez changé et pourquoi — on aimerait être ceux qui le publient. L'offre tient aussi pour quiconque y a travaillé avec vous.

Pourquoi ça nous intéresse, depuis une boutique pleine de tables tournantes

Parce que le raisonnement se transpose à petite échelle. Vous n'installerez pas six piles de quatorze pieds dans votre appartement. Mais le principe derrière cette construction — mettre l'argent dans les transducteurs, garder le chemin du signal court, ne pas laisser le traitement prendre les décisions qui reviennent à l'opérateur — c'est exactement l'argument en faveur d'une bonne cellule plutôt que d'un ampli plus fort, et d'une console qui se fait oublier.

Dix-neuf mille watts sans limiteur, ça n'a jamais vraiment été une fiche technique. C'était une position — et les positions survivent au matériel qui les a portées.


Note sur les sources : le détail technique du système de 2003 vient de deux articles que Craig Bernabeu a repris sur son propre site — un reportage de février 2005 dans Club Systems International signé Kerri Mason, et un texte du Montreal Mirror de Raf Katigbak bâti autour d'une entrevue conjointe avec Frankie Knuckles et David Morales au cinquième anniversaire du Stereo. Les deux sont cités ici avec attribution. Le Montreal Mirror a fermé en 2012. Les photographies du bâtiment et de la pile viennent de ses archives; s'il préfère un autre crédit, ou leur retrait, on s'en occupe le jour même. Ces deux articles décrivent la salle telle qu'elle était entre 2003 et 2008 — ce n'est pas une description de ce qui s'y trouve aujourd'hui, même si quantité de textes en ligne les citent au présent comme si c'était le cas. Tout ce que ce texte attribue à Piscardelli au sujet du système actuel — qu'il l'a construit à partir de l'original, pourquoi, l'accord hebdomadaire, la salle dans la salle — vient de son propre témoignage, accordé à Lily Moayeri pour AGNT en mars 2017. Le site d'origine n'existe plus ; on le cite depuis la copie d'Internet Archive. Il n'y donne aucune liste de composants, ce qui est précisément pourquoi on en réclame toujours une. Les citations sont traduites de l'anglais.

Un fil qu'on n'a pas pu boucler : les listes d'événements du Stereo affichent un « 10 Year Anniversary » en novembre 2009 et un « 11e Anniversaire » en novembre 2010, ce qui ne concorde pas avec une ouverture en octobre 1998. Peut-être un changement de marque autour de la réouverture après les incendies. Si vous savez, dites-le-nous.

Sources : Kerri Mason, « Stereo Montreal: The Continuing Sonic Saga of the Audiophile's Promised Land », Club Systems International, février 2005 ; Raf Katigbak, « The Sound Refound », Montreal Mirror ; CBC News, « Stereo nightclub fire was arson: police », 1er septembre 2009, pour Piscardelli sur le deuxième incendie ; Global News, 22 octobre 2021, sur l'interdiction de danser ; Xtra Magazine, 31 août 2009, sur les incendies ; Red Bull Music Academy, « Montréal Rave: An Oral History », sur le lien Mark Anthony ; Lily Moayeri, « Stereo and Tommy Piscardeli: Born of Fire », AGNT, 31 mars 2017, pour Piscardelli dans ses propres mots ; DJ Mag, Top 100 Clubs 2019, sur la reconstruction salle-dans-une-salle ; DJ Mag, Best Club North America 2017.

Fait partie de Il était une fois, notre série sur la nuit montréalaise. À suivre : le permis de 6 h qui a lancé l'after-hours montréalais, au Limelight, en 1973. Vous avez dansé au Stereo, ou travaillé sur ce système ? Racontez-nous.

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